mercredi 10 avril 2013

Ce que le jour doit à la nuit. Ni plus, ni moins...

de Yasmina Khadra
 
"Même le titre est magnifique"... Tels furent mes mots après avoir parcouru les dernières lignes de ce roman. Nothing more to add. La poésie s'invite du début à la fin, jusque sur la photo de couverture .
 
Au début de sa vie, le jeune Younes nous guide à travers les bidonvilles d'Oran : les rues sales de cette immense cité du Maghreb, pourtant surnommée "la Radieuse", avalent les derniers espoirs des rêveurs, assassinent les imprudents et épuisent même les plus robustes. Recueilli par son oncle Algérien, devenu notable, et son épouse Française, Younes, rebaptisé Jonas, s'intègre alors à la jeunesse pied-noire de l'Algérie des années 1960. Une deuxième vie lui est offerte, une deuxième chance... 
Grâce à son visage d'ange et son esprit vif, Jonas en séduit plus d'un - et plus d'une. Mais Younes ne quittera jamais vraiment Jonas. Alors qu'il devient un homme, Jonas est perpétuellement déchiré entre le désir de s'adapter à une culture et une communauté qui ne sont pas les siennes, et le besoin de se souvenir d'où il vient et qui il est. Souvent entouré, Jonas n'en est pas moins seul, à la recherche de lui-même, de ce gamin des champs qui a grandi trop vite et souffert trop tôt.

Tantôt avec délice, tantôt avec effroi, je me suis laissée guider par le jeune Younes à travers cette Algérie magnifique mais déchirée.  En virtuose de la description, Yasmina Khadra permet au lecteur de se représenter avec justesse chaque personnage, de comprendre leurs personnalités - souvent complexes et ambiguës -, de les aimer puis de les détester au fur et à mesure qu'ils grandissent et vieillissent.

Un roman saisissant, d'une infinie poésie, qui rejoint l'étagère d'honneur de ma bibliothèque (il n'est pas le seul cette année - à consulter dans Mes Instants Coup de cœur) ! Merci à mon amoureux pour cet Instant Lecture, mon amoureux qui ne lit pas mais qui a l'art de me choisir de bons - voire d'excellents - romans !

 
A DECOUVRIR AUSSI :
*** Ulysse from Bagdad, de Eric-Emmanuel Schmitt
*** Certaines n'avaient jamais vu la mer, de Julie Otsuka

2 commentaires:

  1. décidément, je retombe toujours sur cette chronique et chaque fois je me dis " il faut que tu lises ce bouquin ". Dès que je cesserai de courir après le temps, je l'attaque.

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