L'extrait qui donne envie

"La vie, c'est comme Mario Bros 1. On passe son temps à trimer pour ramasser des pièces, on est obligés d'avancer pour affronter de nouveaux dangers, on subit sans cesse les mêmes épreuves répétitives, le temps est limité et on finira quand même par mourir. Mais surtout, on a beau poursuivre l'aventure, la princesse est toujours dans un autre château."
Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir, de J. Heska

"Mon frère Hans-Albert a reçu les autorisations nécessaires pour rejoindre notre père sous d'autres cieux. Il vient aujourd'hui me dire adieu avant le grand départ. J'ai préparé un cadeau pour Hans-Albert. J'ai réalisé un collage à partir de trois photos. Une photo de mon père prise dans le journal. Une photo de ma mère et moi, à Vienne, sur l'Heldenplatz lorsque je suis sorti vivant de la clinique du docteur Sakel. Et une photo d'Hans-Albert lors de son mariage avec Frieda. J'ai découpé soigneusement les contours de chacun d'entre nous, les ai disposé ensemble sur une feuille de papier. Cela fait un véritable portrait de famille. Nous n'en avons pas d'autre, à ma connaissance, à l'âge adulte."
Le cas Eduard Einstein, de Skesik

"- Il n'y a que la première parole qui coûte. Je me suis préparée depuis déjà deux jours à être tout à fait claire et véridique: j'espère que j'y réussirai. Peut-être ne comprenez-vous pas encore pourquoi je vous raconte tout cela, à vous qui m'êtes étranger ; mais il ne se passe pas une journée, à peine une heure, sans que je pense à cet évènement ; et vous pouvez en croire la vieille femme que je suis, si je vous dis qu'il est intolérable de rester le regard fixé, sa vie durant, sur un seul point de son existence, sur un seul jour. Car tout ce que je vais vous raconter occupe une période de seulement vingt-quatre heures, sur soixante-sept ans."
Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, de Zweig

"Et comme l'a fait remarquer le poète, il y a une différence entre addition et accroissement.
Ma vie s'était-elle accrue, ou seulement accumulée ? C'est la question que le fragment d'Adrian suscitait en moi. Il y avait eu des additions - et des soustractions - dans ma vie, mais combien d'accroissement, de multiplication ?"
Une fille, qui danse, de Barnes

"Je me demande comment cet ouvrage est arrivé à Guernesey. Peut-être les livres possèdent-ils un instinct de conservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal. Comme il serait délicieux que ce soit le cas."
Le Cercle Littéraire des amateurs d'épluchures de patates, de Shaffer & Barrows

"Maman, ma douce maman. Ce n'est pas seulement un être, une mère, même unique, ou bien une époque ; une mère, c'est une présence que ni l'érosion du temps ni les défaillances de la mémoire ne peuvent altérer. J'en ai la preuve tous les jours que Dieu fait, toutes les nuits quand la latence m'accule au fond de mon lit. Je sais qu'elle est là, qu'elle a toujours été auprès de moi à travers les âges, les prières avortées, les promesses résiliées, les absences intenables et les peines perdues..."
Ce que le jour doit à la nuit, de Khadra

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